L'Epopée de Moïse V

 

Moïse V

, le Lotus Ardent, dit le faux enfant de la Prophétie. Né au beau milieu de la Terre du milieu. Il fut élevé dans son enfance par des koalas à dos courbé. Jusqu'à ce qu'un jour, alors qu'il devenait jeune homme, le clan des koalas décida de lui faire passer le rite de passage à l'âge adulte. Alors que le clan se réunissait pour décider de l'épreuve du jeune Moïse, c'est son frère adoptif, Timmy, qui proposa de lui faire exécuter l'ancestrale cueillette des fleurs Lacaïn. La location de la cueillette fut suggérée elle-aussi par le frère : les étendues sauvages d'Israël. Moïse V accepta avec panache et fila vers les étendues sans se retourner. Il savait que l'objet de sa quête ne poussaient que sur les branches les plus hautes des arbres du Moyen-Orient et heureusement, sa vie de koala lui avait appris comment se servir des branches pour mieux se déplacer sans risquer de tomber dans la gueule d'un léopard affamé. Les fleurs Lacaïn étaient une plante extrêmement rare. Les pétales étaient d'un jaune pâle et le pistil, dont les étamines faisaient office de parure dansante au gré des vents, exhibait une sublime blancheur. La fleur entière, lorsqu'on en tenait la tige du bout des doigts, semblait propager une intriguante lueur jaunasse. Il passa plusieurs heures dans les cimes des arbres d'Israël avant de trouver plusieurs endroits où les fleurs poussaient à profusion. Là, Moïse se mit à en cueillir encore et encore, pour s'assurer que son rite de passage soit confirmé par les doyens, lorsqu'il vit venir sa mère dans une panique sans pareille. Il lui demanda ce qu'elle venait faire si loin de la tribu. Sa tâche devait être accomplie seul. La mère koala semblait terrifiée, elle lui appris qu'elle avait surpris une conversation au sein du clan entre Timmy et les grands doyens. Ils avaient choisi l'emplacement du rite de passage avec de maléfiques intentions : Dans la région avait sévie une tribu de farouches amazones et d'après leur itinéraire, elles passeraient par les étendues sauvages d'Israël le jour même. Moïse V répliqua en disant à sa mère que les koalas à dos courbés ne craignaient pas les amazones puisqu'elles ne les chassaient pas. Ce à quoi la mère répondit "Mon fils... Il est temps que tu saches la vérité. Tu n'es pas un koala à dos courbé."

Alors que la mère avait parlé. Le tonnerre des sabots et les cris menacants des amazones se firent entendre et se rapprochaient à grande vitesse des arbres où étaient accrochés Moïse et sa mère koala.

"Reste caché, mon fils." lui dit-elle.

"Mais mère... Que suis-je ?"

"Tu es de la même espèce que ces amazones." Sur les mots de la mère déferla en dessous la horde fracassante des amazones dont les destriers semblaient défiler sans fin. Elle continua.

"Elles mêmes qui mettent la région à feu et à sang. Tu es un humain."

"Oh.... Fuck."

Sur ces mots de Moïse. Timmy arriva de branches en branches.

"MÈRE ! QUE FAITES-VOUS LA ? JE-.." cria t-il.

"TIMMY ! Mère dit que tu as essayé de me tuer ! Est-ce vrai ?" coupa Moïse.

"Oui."

"TR-8R !"

"TU ES LE TRAÎTRE MOÏSE ! J'AI VU COMMENT TU MARCHAIS ! COMMENT TU TE LEVAIS ! Et.... ET TU AS BON DOS ! ... IMPOSTEUR !"

Timmy se jeta depuis sa branche pour pousser Moïse vers le vide où défilait encore la horde des amazones. Ce dernier se raccrocha d'une main à la branche dont on l'avait poussé, l'autre main tenant encore une poignée de fleurs. 

"M-Mais Timmy... Nous sommes frères..."

"I have no brothers."

Timmy marcha sur la main de Moïse et le fit tomber dans flot des amazones dont le fracas emplissaient les terres environnantes. La mère koala était en pleurs devant ce fratricide et Timmy lui ordonna de le suivre pour retourner vers le clan. Elle protesta en gémissant.

"TU SAIS CE QU'ELLES FONT AUX LEURS ! TU SAIS A QUOI TU L'AS CONDAMNE !"

"Oui... La mort."

La mère éclata en sanglots. Timmy la prit de force avec lui et termina sa phrase.

"La mort.. par SNU-SNU."

 

Mais Moïse V ne l'entendait pas comme ça. Son destin lui réservait un autre chemin. En tombant dans la horde, il survécut et on le fit prisonnier. Alors, une fois la horde arrêtée, il fut reçu en audience par la Reine des Amazones. Celles-ci le traita avec mépris jusqu'à ce qu'elle remarque les fleurs qu'il possédait, seul héritage de son passé koala. Les amazones adoraient la fleur Lacaïn. La plante faisait partie intégrante de leur culte et était considérée comme un des attributs majeurs de leurs dieux païens, et surtout un des plus rares. Elle dit à Moïse V qu'elle le libérerait en échange d'une de ses fleurs. Moïse, tel un Vercingétorix déposant les armes aux pieds de César, lâcha toutes les fleurs Lacaïn sauf une aux pieds de la Reine et la regarda dans les yeux.

"J'exige ma liberté, une tenue décente, et un cheval qui saura m'accompagner lors de mon périple."

Et la reine céda à toutes ses demandes sans une once d'hésitation et vint le saluer lors de son départ.

"Va Moïse V. Va. Va là où ton coeur te mène, tu pourrais y croiser ta destinée."

 

Et son coeur le mena en France, dans la ville de Marseille. Il déposa son cheval dans une auberge du nom de Ibis et commença son exploration de la ville. Il se rendit vite compte que la cité avait peu à lui offrir mis à part le pain français reconnu dans le monde entier : la baguette. Il continuait à explorer les environs mais jusqu'à présent Marseille ne l'intéressait pas... Jusqu'à ce qu'il rencontre un homme dans les quartiers ex-centrés à l'Est de Marseille. Alors qu'il mangeait un double cheese burger, avec du bacon qu'il n'avait même pas demandé, un homme vint s'asseoir à sa table. Moïse, sans lever la tête de son burger lui demanda qui il était.

"Un homme qui cherche du boulot. Et qui a besoin de toi pour ça Moïse."

"... Vous connaissez mon nom."

"Cela fait plusieurs jours que je t'observe. Et t'as quelque chose qui m'intéresse."

"Je n'ai pas grand chose, vous savez. Un cheval et les vêtements que vous me voyez porter."

L'homme sourit.

"Non, pas seulement Moïse. Tu as une fleur... Une fleur très particulière... et moi, j'ai un marché à te proposer."

Moïse, à l'évocation de la fleur leva la tête et fixa l'homme, l'oeil méfiant.

"Pas besoin de s'énerver, dit l'homme. Je ne vais pas te la voler, ni même te la détruire. Mais... Si tu t'associes à moi et que je te l'emprunte... On pourrait faire quelque chose d'intéressant."

"Est-ce que ca va être vraiment amusant ?"

"Oui."

"Est-qu'on va être riche et puissant ?"

"Oui."

"Est-que ça va être illégal ?"

"Oui."

"... I'm in."

"Parfait Moïse. Je me présente : Jérémy. Mais ici, tu entendras les gens m'appeler Le Chimiste."

Les deux hommes se serrèrent la main. Et les voilà associés. Pendant les mois qui suivirent. Jérémy enseigna la chimie à Moïse. Ensemble ils analysèrent la dernière fleur Lacaïn et réussirent à la synthétiser artificiellement. Puis, Moïse trouva le moyen d'en extraire l'essence qu'il décida de nommer koalacaïne. Jeremy et lui firent ensuite de multiples analyses de la substance et découvrirent les effets de celle-ci sur le système nerveux humain en faisant des tests sur un homme que le Chimiste avait kidnappé dans la rue : Ricky. Il semblait que les composants chimiques de la koalacaïne provoquait chez l'Homme une réaction addictive très forte. La koalacaïne était une drogue. Et Ricky, leur nouvel associé, était prêt à tout pour en avoir à nouveau dès le premier test. Moïse et Jeremy décidèrent alors d'engager des gars pour commencer à dealer la koalacaïne dans les quartier de Marseille et se faire énormément de billets. Ricky traînait dans les rues tous les jours avec un peu de drogue sur lui. Il faisait en sorte d'attirer des curieux et de leur faire tester la koalacaïne. Et il suffisait d'une fois pour plonger. En trois semaines, Moïse et Jeremy réunirent une quinzaine d'hommes sous leurs ordres, drogués à la koalacaïne. Lorsque vinrent devant l'entrepôt où il produisait leur koalacaïne un groupe de 5 voitures d'où sortirent des hommes armés. Un homme en costume cravate sortit lentement d'une des voitures et marcha vers l'entrepôt où les hommes de Moïse et Jeremy s'étaient rassemblés. Le silence règnait et le seul son qui parvenait jusqu'aux oreilles de Moïse était celui de la semelle en acier trempé de l'homme en costume qui s'avancait hors du rang que formaient ce qui semblait être ses sbires.

Un pas.

Un pas.

Encore un pas.

Les deux pieds s'arrêtent. L'homme, dans un mouvement précis et nerveux, regarda sa montre et releva la tête vers les gars de l'entrepôt.

"Je veux voir le Chimiste et son associé."

Alors, Jeremy et Moïse sortirent du groupe que formait leurs sous-fifres et se dirigèrent vers l'homme en costume au milieu de l'entrepôt. A présent, les trois hommes se jaugeaient au milieu de la salle, trop loin de leurs hommes pour qu'ils puissent entendre de quoi ils parlaient. C'est l'homme en costume qui brisa le silence.

"Bonjour messieurs. Je ne viens pas à vous avec de mauvaises intentions. Voyez-vous... Je viens faire des affaires." dit-il alors que se dessinait un sourire sur son visage.

"Que voulez-vous ?" pressa Moïse.

"Oulà. Chaque chose en son temps mes amis. Tout d'abord les présentations. Tout le monde dans cette salle connaît le Chimiste, spécialiste de la pègre dans les sciences physiques et biochimiques, on dit qu'il excelle dans ces domaines, et qu'aucun cerveau ne lui arrive au talon dans toute la région Sud de la France." Jeremy soutenait le regard de l'autre, restant impassible. L'homme continua.

"Aucun sauf peut-être son tout nouvel associé... Monsieur... ?" Jeremy se pencha vers l'oreille de Moïse et lui chuchota qu'avec ce type de personnage il ne valait mieux pas révéler son identité.

"Moïsenberg."

"Moïsenberg. Parfait." Il marqua un silence. Puis plongea une de ses mains dans la poche intérieure de sa veste pour en sortir une cigarette qu'il alluma. Il prit une inspiration, emplit ses poumons de la fumée grisâtre que produisait le tabac, puis il souffla par le nez. 

"Vous avez piqué mon intérêt mes amis... Mais attendez, je ne me suis pas présenté : je suis le Marcotraficante. Je dirige le plus gros groupe de dealers de l'Est de Marseille jusqu'à Cannes et je viens à vous parce que des rumeurs ont couru jusqu'à moi que vous aviez produit une nouvelle drogue très intéressante." Il laissa une pause s'installer et, semblant en pleine réflexion, il fit quelques pas devant eux, la cigarette à la main. Puis il braqua son regard sur eux et , agitant sa main prise dans leur direction, il leur dit.

"J'ai un marché à vous proposer."

Le marché du Marcotraficante fut très intéressant au yeux du Chimiste et de Moïsenberg. Il s'occupait de vendre la koalacaïne dans sa région tandis que les deux associés le fournissaient : 50/50 et en plus, il accepta de leur donner quelques conseils sur la manière de diriger leur groupe. Et la machine était lancé. En quelques semaines, la koalacaïne eut envahi tout Marseille, la drogue avait un effet phénoménal et il était très difficile de se défaire de l'addiction qu'on pouvait éprouver. Mais ce n'est pas tout, grâce aux conseils du Marcotraficante, Moïse et Jeremy fondèrent leur cartel de drogue : El Pollo Loco. Plusieurs centaines d'hommes étaient sous leurs ordres, et très peu était sous l'influence de la koalacaïne. Ensemble, ils avaient pris contrôle de tout Marseille sauf la région Est qui était toujours dirigée par le Marcotraficante. El Pollo Loco avait été un tsunami sur le milieu de la drogue de Marseille, aucun autre groupe de dealers n'avaient pu survivre, et le cartel dominait la ville. Mais un jour.. Alors que Moïse marchait dans le bureau de l'entrepôt avec la fleur Lacaïn originelle dans la main, le Chimiste rentra dans la salle, revenant du sud de Marseille.

"Il faut voir plus loin." commença Moïse, semblant toujours dans ses pensées.

"Comment ça ?"

"Ca ne suffit pas." Moïse releva la tête et enchaîna.

"On a besoin de PLUS DE P-P-P-PUISSANCE." Les papiers sur la table s'envolèrent. Silence. Une des feuilles retomba sur le sol. Jeremy hocha la tête.

"Qu'est-ce que tu proposes ?"

"J'ai réfléchi. Il faut étendre notre influence. Notre problème c'est que notre clientèle se cantonne à certaines catégories sociales....  La petite racaille du tier-quar', mais aussi les étudiants qui ont envie de se tester, la jet-set de haut-rang que la loi peut pas atteindre ou les mecs désabusés piégés dans un job de seconde zone qui les bouffent de l'intérieur, type éboueur, caissier ou technicien de surface. Il faut qu'on vise plus haut. Qu'on essaie d'atteindre les sphères plus élevées dans la société. Celles qui suintent le pouvoir d'achat." affirma Moïsenberg.

"Hm. Je vois... T'as une idée ?"

"Oui. J'ai planché dessus aussi. Et ça va nous faire faire d'une pierre, deux coups."

"Explique."

"Les enfants. Si on arrive à faire arriver la koalacaïne aux petits écoliers, on réalise un coup de maître. Les effets de manque qu'ils ressentiront auront un impact certain sur leur santé, et quel sera l'unique moyen de pallier à ce manque sans payer une fortune en cures ?" Jeremy rigola devant l'idée.

"Machiavélique."

"Mais c'est pas tout. Si nos dealers font bien leur boulot, il y a des chances pour qu'ils arrivent à refiler de la K aux parents pour les faire tester. Et là, on a gagné. Parce que les enfants c'est quelque chose que toutes les couches de la société ont. Ah oui, et en bonus, on introduit d'avance l'addiction à la koalacaïne dans les générations suivantes."

"... Merde. C'est un plan de génie. Mais comment tu comptes faire passer de la K chez les petits ?"

"J'ai pensé à tout t'inquiètes ! La koalacaïne sous sa forme liquide n'a ni goût, ni odeur. Et en observant les camés du Sud de Marseille, j'ai remarqué qu'ils leurs arrivaient d'en injecter dans des aliments pour changer leur manière d'avoir leur fixe. On fait exactement la même chose. On achète des chinois en grande quantité."

"Pourquoi des chinois en particulier ?"

"Parce que les enfants connaissent pas. Et c'est putain de cheap cette merde. Donc on achète des chinois. On les fourre à la koalacaïne. On envoie nos dealers en distribuer devant les écoles primaires et le tour est joué."

"Tu penses que nos dealers vont réussir à rester devant les écoles comme ça ?"

"Mais ouais je te le dis. On se fait passer pour une vieille assoc' caritative qui distribue des chinois pour avoir de l'attention à la manière de ces filles qui pêchent le compliment sur les réseaux sociaux."

"... T'as passé combien de temps à préparer ce plan exactement ?"

"Peu importe. Envoie le signal. Il nous faut tout le cartel ici ce soir. Je veux que tout le monde prenne connaissance du plan, qu'il puisse être lancé le plus vite possible."dit-il en déposant la fleur sur la table.

Et ce soir là, Moïsenberg fit un grand discours devant l'ensemble du Pollo Loco. Il y développa l'ensemble de son plan. Une fois qu'il eut terminé, l'assemblée du cartel l'applaudit dans son ensemble. Ou presque. Moïsenberg, alors que son discours était terminé, avait senti une paire de mains qui ne l'applaudissait pas et, jetant son regard dans la foule, il trouva leur possesseur. Un homme aux courts cheveux châtains qui le regardaient droit dans les yeux, sans applaudir. Moïsenberg et lui avaient le regard fixé l'un sur l'autre. Alors que la foule commençait à se retirer, l'homme continua de soutenir son regard sans bouger. Moïsenberg, qui connaissait tous les membres du cartel par coeur, reconnut alors l'homme. Celui qu'il regardait droit dans les yeux portait le nom de Rémi. Moïsenberg trouva la situation étrange mais s'en alla tout de même avec le Chimiste.

"Parfait. La machine est lancée" dit ce dernier.

"Jeremy."

"Quoi ?"

"We need to cook." 

Les jours suivants, le cartel fut en agitation. Les membres travaillaient sans cesse pour l'accomplissement du plan dans les plus brefs délais. Les chinois furent achetés en masse. La synthèse et l'injection de la koalacaïne étaient réalisées à grande vitesse par Moïse et Jeremy. Et une semaine plus tard à peine. Moïsenberg organisait un autre meeting qui allait précéder le lancement de l'opération. Mais tout ne se passa pas comme prévu. Au moment où Moïse allait commencer la séparation des tâches par groupe, un homme cria qu'il ne laisserait pas la jeunesse corrompue. Puis de multiples poings pleins de révolte se levèrent dans la foule, dont un dans lequel il y avait un briquet. Le briquet fut lâché. Moïsenberg reconnut le visage. L'entrepôt prit feu. On avait jeté de l'essence partout pour piéger l'entrepôt. Le visage reconnu par Moïse se déforma sous l'émotion de la colère et hurla.

"C'EST FINI MOÏSE ! LA POLICE EST EN ROUTE ET ILS SAVENT QUI TU ES !"

A cette annonce Moïsenberg se retourna et pressa le pas dans les couloirs accompagné par le Chimiste.

"Il est temps pour moi Jeremy. Je dois disparaître, ils connaissent mon nom. La fleur originelle est à toi si tu la trouves avant qu'elle ne brûle." Ils arrivèrent à un carrefour de couloirs. Le Chimiste lui posa une main sur l'épaule et les deux hommes se regardèrent dans les yeux.

"C'est sûrement la dernière fois que nous nous voyons mon ami. Alors adieu. Et saches que ce fut un plaisir de travailler à tes côtés." dit Jeremy.

"Merci. Le plaisir était partagé. Adieu mon ami." Et ils coururent chacun de leurs côtés. Moïse abandonna son nom de peur que l'Etat français ne le retrouvent à cause de celui-ci. Il fuit la ville, quitta Marseille et changea d'identité. Et lorsqu'il passa les frontières de la France, il le fit sous le nom de Max le Voyageur. 

 

Avec rien d'autre qu'un chinois à la koalacaïne et son baluchon, il pris la mer Méditerrannée à bord d'un bateau à voile. Après plusieurs semaines à manger exclusivement du poisson (Parce que jamais il ne mangea son chinois), il arriva à Malte, une île mystérieuse. Là-bas il débarqua, le visage émacié et la barbe plus longue que la moustache de maître Shifu. Les autochtones le recueillirent comme un messager des dieux et l'amenèrent dans un temple garni de mets incroyables. Max, encore sous le choc, ne comprit pas ce qu'il se passait. Mais, au fur et à mesure que sa première journée sur Malte passait, il se rendait compte des avantages dont il pouvait bénéficier et décidait de jouer de plus en plus le jeu de l'envoyé des dieux. A la fin de la journée, il alla sur la place publique et clama un discours d'une éloquence sans pareille, les maltiens, habillés de leurs toges blanches, vinrent des recoins éloignés de l'île pour écouter le discours de Max dans lequel il assurait les habitants de l'île de ses origines divines et s'autoproclamait nouveau dirigeant de Malte. Il était le premier souverain de l'île. Quelques jours passèrent, le Voyageur passa son temps à explorer ses nouvelles terres. L'île était dominée par une montagne atteignant son pic vers le Nord-Est et, d'après les habitants se trouvait le Panthéon si l'on montait assez haut. Mais le monument n'était libre d'accès que pour les religieux de l'île. Autour de la montagne se trouvait des terres sauvages qui parfois étaient cultivées par les maltiens. La ville qui l'avait accueilli était la seule de Malte, elle se situait au Sud-Ouest de l'île. Il y avait au centre de celle-ci une place publique avec le temple qui était dédié à l'envoyé des dieux, pour lequel se faisait passer Max. Quelques artisans étaient installés autour de l'emplacement construit pour les annonces publiques et les décisions politiques. Cette place publique était la base de la cité qui s'était érigée dans sa circonférence avec des habitations un peu partout mais surtout au Nord, un quartier de marchands à l'Ouest de la ville doté d'une route qui partait vers le port au Sud-Ouest de l'île. Il y avait également un quartier d'artisans à l'Est où était placé des thermes, très appréciés de la population. Enfin au Sud de la ville se trouvait un colisée de lutte maltienne. Max, lorsqu'il n'explorait pas, passait le plus clair de son temps dans le colisée, pour apprendre la discipline. La lutte maltienne était l'art martial de l'île qui, contrairement à ce que suggère son nom, est centré sur la pratique du glaive en pierre taillée. L'art avait piqué la curiosité de Max qui avait passé énormément de temps dans les souterrains du colisée à pratiquer le glaive. Alors le Voyageur resta sur l'île, profitant des ressources exotiques de l'île et de la naïveté des habitants qui lui obéissaient au doigt et à l'oeil, pratiquant la lutte maltienne jusqu'à ce qu'il soit capable de monter sur le colisée. Jusqu'au jour où, après avoir enchaîné sept victoires en lutte maltienne et d'humeur belliqueuse, Max alla faire une annonce sur la place publique : Malte allait élargir son territoire pour avoir plus de ressources. Et il lui fallait une armée. Mais le peuple était peu réceptif à l'idée de la guerre. Alors Max lança un défi : Il serait au colisée tous les jours pendant une semaine. N'importe quel homme de Malte pouvait y monter pour le défier sur le sable de l'arène. Si le gagnant du duel était l'adversaire de Max, il avait le droit de choisir si oui ou non Malte partirait en guerre. Sinon, la décision du Voyageur serait celle appliquée au bout du compte. Mais Max était devenu un véritable prodige en luttle maltienne, en très peu de temps il avait maîtrisé totalement le glaive en pierre taillée de Malte et au fur et à mesure que les jours passaient, le Voyageur enchaînait les victoires et ce, alors que tous les jours plus d'une centaine de candidats venaient pour le défier, les derniers espérant plus le vaincre par la fatigue que par le talent. Mais aucun n'y arriva. Max les envoyait tous au tapis un par un sans hésiter, fatigue ou pas, tous succombaient sous les coups de son glaive. Et la semaine passa. Alors Max remonta sur l'estrade et annonca que personne n'avait réussi à le vaincre. Par conséquent, Malte irait en guerre. A cet instant, un vieil homme l'interrompit. Le vieil homme monta sur l'estrade publique face au Voyageur. Alors il parla dans une langue de l'Est avec des accents slaves très prononcés : 

"Вы хотите, чтобы увидеть мою порнографии?". 
 
Max qui ne comprit pas, hocha lentement la tête. Quand soudain. L'homme sortit un ordinateur. Lanca une vidéo. Des animaux. Avec des vêtements. Qui copulaient en accéléré. Sur de la musique Nightcore. Et l'homme se mit à se masturber allègrement devant le Voyageur. Max recula de dégoût et trébucha par terre. Mais ce que Max ne vit qu'après être tombé c'est qu'à présent que le vieil homme avait commencé à stimuler son sexe cornu, toute la foule qui était présente sur la place publique faisait de même. Max ne put le supporter plus longtemps. Il courut à en perdre haleine jusqu'au dehors de la ville et escalada la montagne jusqu'au Panthéon. Là, empli d'une colère sans limite, il prit le glaive en obsidienne des dieux guerriers et redescendit la montagne. Il revint à l'homme. Et lui trancha l'instrument sans autre forme de procès. C'est alors qu'un clameur d'insurgence gronda dans la foule. L'envoyé des dieux que Max représentait était supposé apporter la paix à l'île, pas vouloir étendre son territoire en faisant couler le sang. Mais ce n'est pas tout, l'homme dont il venait de sectionner le pénis était en réalité le Grand-Prêtre de Juçy, déesse de la zoophilie, de la masturbation en public et de la fertilité ; il était considéré comme une grande figure de la religion au sein de l'îles et les légendes antiques disaient que Juçy enverrait son fils, un homme au visage émacié et la barbe plus longue que la moustache de Maître Shifu, apporter paix, richesse et fertilité sur Malte. A ce moment, les habitants se rendirent compte de quelque chose : Max n'avait plus le visage émacié depuis qu'il s'était nourri correctement. Non non non. Plus de visage émacié. Et qui dit plus de visage émacié, dit plus de couverture. Les habitants le traitèrent de  FAUX PROPHÈTE et le poursuivirent avec des armes de fortune jusqu'aux rivages de l'île où était resté le navire de Max le Voyageur. Avec rien de plus qu'un glaive en obsidienne, son baluchon et son sempiternel chinois à la koalacaïne, Max sauta dans son bateau et mit les voiles. Enfin la voile. Il n'en avait qu'une. Une fois éloigné de Malte, il estima qu'il devait à nouveau changer de nom : Il prit celui de Gérard Lamdoefeu. 
 
 
Après quelques semaines de régime halal sans les légumes, les féculents et la viande halal (qu'avec du poisson en fait), il débarqua en Grèce où il vola un char à chevaux, échangea son glaive en obsidienne contre un glaive spartiate, et prit la route pour l'Allemagne qui était réputée pour être un des pays les plus riches d'Europe. Il ne s'arrêta d'avancer qu'une fois à Berlin. Là, Gérard prit une chambre d'hotel, une douche, se coiffa, se rasa et s'épila les sourcils. Puis il ressortit comme un berlinois lambda avec un glaive et un char à chevaux. Malheureusement, une patrouille de police passait par là et lui fit un contrôle d'identité. Ils demandèrent d'où il venait mais... Gérard ne le savait pas. Il savait juste qu'il avait vécu avec une famille de koalas au dos courbé. Ce fut ce qu'il leur dit. Grave erreur. Les policiers se mirent à crier "JUUUUDEN !" et à sortir leurs armes. Gérard ouvrit la paume de ses mains. There are no strings on me. Un des policiers brûla vif. Gérard se tourna vers un autre dont la manche prenait déjà feu quand le troisième homme de la patrouille se jeta sur lui et lui colla une étoile jaune sur le torse. Les flammes s'éteignirent. Gérard ne pouvait plus faire de feu. Les deux policiers restants le traînèrent dans une prison souterraine où était enfermé plein d'hommes et de femmes avec des étoiles jaunes sur le torse. La prison était faite de telle manière qu'il y avait une grande tour au milieu avec toutes les cellules en circonférence. On le jeta dans l'une d'elle où il y avait une co-détenue de sang allemand, une berlinoise. Il parla un peu avec elle. Il y avait un moyen de sortir. L'état organisait souvent des spectacles où les prisonniers se battaient dans la cour principale de la prison, tout autour de la tour, entre eux, contre des animaux ou contre l'UMSD, L'Unité Mystique de Supression des Détenus. La berlinoise ne voulut pas lui en dire plus. Gérard insista mais elle restait de marbré. Mais comme Gérard n'aimait pas le marbré, il lui proposa un morceau de chinois et cela fit son effet. Immédiatement en manque de koalacaïne, la berlinoise supplia Gérard pour un autre morceau. Il lui répondit qu'elle l'aurait si elle lui disait comment sortir, et qu'elle aurait le reste du chinois s'ils réussissaient à sortir de là. Elle lui révéla que la tour avait une faiblesse. La face Nord était fissuré. S'il avait ses pouvoirs il pourrait y ouvrir un trou et s'enfuir par l'ascenseur qui montait à la surface. Mais comment les récupérer... Il fallait enlever l'étoile. Gérard cogita et vécut pendant plusieurs mois dans la prison. Il participa à de nombreux combats qu'il gagnait haut la main. Les affrontements étaient cruels et il arrivait souvent qu'aucun des participants ne survivent. Gérard faisait l'exception, malgré ses pouvoirs disparus, après tout il pratiquait l'art du koalmaga depuis l'enfance. Il semblait que tous les participants étaient capables de faire surgir le feu mais ces étoiles jaunes qu'ils portaient tous, et qu'ils ne pouvaient toucher sans ressentir une intense douleur, les en empêchaient. Puis arriva ce jour. Gérard entrait à nouveau dans l'arène lorsqu'on envoyait face à lui un homme immense, d'au moins deux mètres. Le colosse le frappa de toutes ses forces et Gérard faillit ne pas s'en remettre. Un autre coup vint lui faucher les genoux. Il tomba à terre et feignit de ne plus pouvoir bouger. Son adversaire s'approcha pour lui asséner le coup mortel. Mais Gérard se releva en un éclair et se jeta au visage de son adversaire. Il lui planta ses pouces dans les yeux. Il appliqua une pression sans limite sur le crâne de son adversaire. L'homme poussa un râle de douleur. Gérard enserrait d'une force titanesque la tête de son adversaire et sentit son crâne se craqueler entre ses paumes alors qu'il mugit : ELIA MARTELL. Le crâne éclata entre ses mains. Il se releva, les mains ensanglantés et regarda la tour et le plafond en ouvrant les bras. ARE YOU NOT ENTERTAINED ?! Soudain, une voix robotique surgit de tous les côtés et annonça que quiconque réussissait à tuer Gérard serait libéré immédiatement. Et toutes les cellules s'ouvrirent. Des milliers de prisonniers se ruaient dans la cour avec un seul objectif : la mort de Gérard Lamdoefeu. Sauf une, la berlinoise. Qui avait encore l'espoir d'avoir du chinois. Les détenus poursuivaient Gérard qui lui continuait de survivre en supprimant sans hésiter tous les prisonniers qui s'approchaient de lui. Chose étonnante, la berlinoise l'aidait et ôtait la vie des prisonniers qui s'approchait de Gérard sans une once de pitié. Alors que l'affrontement continuait. Un lourd son mécanique retentit et à la base de la tour s'ouvrirent deux portes automatiques d'où sortirent une dizaine de personnes avec une tenue dotée de kevlar sur lequel on voyait un insigne : UMSD. La panique gagna la foule des détenus lorsque ces gens, impitoyables, se jetèrent parmis eux. Les os se brisaient sans être touchés, les corps étaient tranchés sous l'action d'une force mystérieuse, les visages déformés par la terreur éclataient en un instant. L'UMSD avait apporté un chaos encore plus grand dans la cour. Pendant ce temps, au milieu d'une foule en panique et de cadavres mutilés, Gérard retrouva le corps de l'homme qu'il avait tué en premier. Sa maman lui avait toujours dit qu'il ne manquait pas de mordant. Alors il planta sa mâchoire dans le bras de l'homme mort et le déchira petit à petit. A chaque morsure, il emplissait sa bouche de sang qu'il recrachait la seconde d'après. Puis il enfoncait sauvagement ses canines dans la chair humaine à nouveau. Il ne réfléchissait plus. Il devait sortir. Très vite, il arriva à l'os qu'il rompit sans hésiter. Alors il prit le bras arraché de l'homme, il enveloppa la main de l'homme dans la sienne et utilisa les doigt du mort pour retirer l'étoile jaune. Lorsqu'elle fut enlevée, il se tourna vers la tour immédiatement. Il alla vers la face Nord et ouvrit la paume de ses mains. I feel so much pain... So much ANGER.Les flammes s'engouffrèrent dans la fissure du mur de la tour et ouvrirent un trou béant devant Gérard. L'ascenseur était devant lui. Il se retourna. La berlinoise était entrain de se battre avec d'autres détenus quand leurs regards se croisèrent. Le visage de Gérard semblait dire : "Je t'aurais bien emmené..." Puis Gérard fit un clin d'oeil et haussa des épaules. "... Maaaaaaiiiiiis j'ai pas envie.". Il se précipita dans l'ascenseur et commença son ascension vers la surface. Lorsqu'il fut à une certaine hauteur dans la tour, il regarda dans l'arène une dernière fois. Il vit le corps de la berlinoise, le crâne éclaté. Sur son corps était inscrit un "C" dans la chair calcinée. Devant ce cadavre se tenait une jeune femme blonde de l'UMSD, elle leva les yeux vers l'ascenseur comme si elle avait senti que Gérard la regardait. Les yeux de cette femme à ce moment précis donnèrent à Gérard des frissons.
 
Il sortit de la tour et arriva dans les rues de Berlin. Alors, il alla prendre son char et reprit la route. Il traversa l'Allemagne et arriva aux frontières de la France. Il voyagea dans le pays jusqu'à la capitale : Paris. Mais avant d'y entrer. Il lui fallait trouver à nouveau un nom, les allemands ne devait pas pouvoir le retrouver. Il choisit cette fois-ci de prendre un nom composé. Il repensa à ses aventures récentes... Alors il décida de prendre en première partie un prénom commençant par "C" en l'honneur de cette dernière scène qu'il avait vu dans l'arène. Et en deuxième partie... Il repensa à son dernier combat officiel dans l'arène. A ce qu'il avait hurlé : "ELIA MARTELL" avant de donner la mort à son adversaire. C'est ça ! Il avait trouvé ! Un prénom en deux parties ! Le premier en "C" serait Charles ! Et le second, inspiré de son rugissement de colère, serait Elie ! Il s'appelerait Charles-Elie.
 
 
La suite appartient à l'Histoire...
 
 
 
- William Anweladwy
 
, le Lotus Ardent, dit le faux enfant de la Prophétie. Né au beau milieu de la Terre du milieu. Il fut élevé dans son enfance par des koalas à dos courbé. Jusqu'à ce qu'un jour, alors qu'il devenait jeune homme, le clan des koalas décida de lui faire passer le rite de passage à l'âge adulte. Alors que le clan se réunissait pour décider de l'épreuve du jeune Moïse, c'est son frère adoptif, Timmy, qui proposa de lui faire exécuter l'ancestrale cueillette des fleurs Lacaïn. La location de la cueillette fut suggérée elle-aussi par le frère : les étendues sauvages d'Israël. Moïse V accepta avec panache et fila vers les étendues sans se retourner. Il savait que l'objet de sa quête ne poussaient que sur les branches les plus hautes des arbres du Moyen-Orient et heureusement, sa vie de koala lui avait appris comment se servir des branches pour mieux se déplacer sans risquer de tomber dans la gueule d'un léopard affamé. Les fleurs Lacaïn étaient une plante extrêmement rare. Les pétales étaient d'un jaune pâle et le pistil, dont les étamines faisaient office de parure dansante au gré des vents, exhibait une sublime blancheur. La fleur entière, lorsqu'on en tenait la tige du bout des doigts, semblait propager une intriguante lueur jaunasse. Il passa plusieurs heures dans les cimes des arbres d'Israël avant de trouver plusieurs endroits où les fleurs poussaient à profusion. Là, Moïse se mit à en cueillir encore et encore, pour s'assurer que son rite de passage soit confirmé par les doyens, lorsqu'il vit venir sa mère dans une panique sans pareille. Il lui demanda ce qu'elle venait faire si loin de la tribu. Sa tâche devait être accomplie seul. La mère koala semblait terrifiée, elle lui appris qu'elle avait surpris une conversation au sein du clan entre Timmy et les grands doyens. Ils avaient choisi l'emplacement du rite de passage avec de maléfiques intentions : Dans la région avait sévie une tribu de farouches amazones et d'après leur itinéraire, elles passeraient par les étendues sauvages d'Israël le jour même. Moïse V répliqua en disant à sa mère que les koalas à dos courbés ne craignaient pas les amazones puisqu'elles ne les chassaient pas. Ce à quoi la mère répondit "Mon fils... Il est temps que tu saches la vérité. Tu n'es pas un koala à dos courbé."
Alors que la mère avait parlé. Le tonnerre des sabots et les cris menacants des amazones se firent entendre et se rapprochaient à grande vitesse des arbres où étaient accrochés Moïse et sa mère koala.
"Reste caché, mon fils." lui dit-elle.
"Mais mère... Que suis-je ?"
"Tu es de la même espèce que ces amazones." Sur les mots de la mère déferla en dessous la horde fracassante des amazones dont les destriers semblaient défiler sans fin. Elle continua.
"Elles mêmes qui mettent la région à feu et à sang. Tu es un humain."
"Oh.... Fuck."
Sur ces mots de Moïse. Timmy arriva de branches en branches.
"MÈRE ! QUE FAITES-VOUS LA ? JE-.." cria t-il.
"TIMMY ! Mère dit que tu as essayé de me tuer ! Est-ce vrai ?" coupa Moïse.
"Oui."
"TR-8R !"
"TU ES LE TRAÎTRE MOÏSE ! J'AI VU COMMENT TU MARCHAIS ! COMMENT TU TE LEVAIS ! Et.... ET TU AS BON DOS ! ... IMPOSTEUR !"
Timmy se jeta depuis sa branche pour pousser Moïse vers le vide où défilait encore la horde des amazones. Ce dernier se raccrocha d'une main à la branche dont on l'avait poussé, l'autre main tenant encore une poignée de fleurs. 
"M-Mais Timmy... Nous sommes frères..."
"I have no brothers."
Timmy marcha sur la main de Moïse et le fit tomber dans flot des amazones dont le fracas emplissaient les terres environnantes. La mère koala était en pleurs devant ce fratricide et Timmy lui ordonna de le suivre pour retourner vers le clan. Elle protesta en gémissant.
"TU SAIS CE QU'ELLES FONT AUX LEURS ! TU SAIS A QUOI TU L'AS CONDAMNE !"
"Oui... La mort."
La mère éclata en sanglots. Timmy la prit de force avec lui et termina sa phrase.
"La mort.. par SNU-SNU."
 
Mais Moïse V ne l'entendait pas comme ça. Son destin lui réservait un autre chemin. En tombant dans la horde, il survécut et on le fit prisonnier. Alors, une fois la horde arrêtée, il fut reçu en audience par la Reine des Amazones. Celles-ci le traita avec mépris jusqu'à ce qu'elle remarque les fleurs qu'il possédait, seul héritage de son passé koala. Les amazones adoraient la fleur Lacaïn. La plante faisait partie intégrante de leur culte et était considérée comme un des attributs majeurs de leurs dieux païens, et surtout un des plus rares. Elle dit à Moïse V qu'elle le libérerait en échange d'une de ses fleurs. Moïse, tel un Vercingétorix déposant les armes aux pieds de César, lâcha toutes les fleurs Lacaïn sauf une aux pieds de la Reine et la regarda dans les yeux.
"J'exige ma liberté, une tenue décente, et un cheval qui saura m'accompagner lors de mon périple."
Et la reine céda à toutes ses demandes sans une once d'hésitation et vint le saluer lors de son départ.
"Va Moïse V. Va. Va là où ton coeur te mène, tu pourrais y croiser ta destinée."
 
Et son coeur le mena en France, dans la ville de Marseille. Il déposa son cheval dans une auberge du nom de Ibis et commença son exploration de la ville. Il se rendit vite compte que la cité avait peu à lui offrir mis à part le pain français reconnu dans le monde entier : la baguette. Il continuait à explorer les environs mais jusqu'à présent Marseille ne l'intéressait pas... Jusqu'à ce qu'il rencontre un homme dans les quartiers ex-centrés à l'Est de Marseille. Alors qu'il mangeait un double cheese burger, avec du bacon qu'il n'avait même pas demandé, un homme vint s'asseoir à sa table. Moïse, sans lever la tête de son burger lui demanda qui il était.
"Un homme qui cherche du boulot. Et qui a besoin de toi pour ça Moïse."
"... Vous connaissez mon nom."
"Cela fait plusieurs jours que je t'observe. Et t'as quelque chose qui m'intéresse."
"Je n'ai pas grand chose, vous savez. Un cheval et les vêtements que vous me voyez porter."
L'homme sourit.
"Non, pas seulement Moïse. Tu as une fleur... Une fleur très particulière... et moi, j'ai un marché à te proposer."
Moïse, à l'évocation de la fleur leva la tête et fixa l'homme, l'oeil méfiant.
"Pas besoin de s'énerver, dit l'homme. Je ne vais pas te la voler, ni même te la détruire. Mais... Si tu t'associes à moi et que je te l'emprunte... On pourrait faire quelque chose d'intéressant."
"Est-ce que ca va être vraiment amusant ?"
"Oui."
"Est-qu'on va être riche et puissant ?"
"Oui."
"Est-que ça va être illégal ?"
"Oui."
"... I'm in."
"Parfait Moïse. Je me présente : Jérémy. Mais ici, tu entendras les gens m'appeler Le Chimiste."
Les deux hommes se serrèrent la main. Et les voilà associés. Pendant les mois qui suivirent. Jérémy enseigna la chimie à Moïse. Ensemble ils analysèrent la dernière fleur Lacaïn et réussirent à la synthétiser artificiellement. Puis, Moïse trouva le moyen d'en extraire l'essence qu'il décida de nommer koalacaïne. Jeremy et lui firent ensuite de multiples analyses de la substance et découvrirent les effets de celle-ci sur le système nerveux humain en faisant des tests sur un homme que le Chimiste avait kidnappé dans la rue : Ricky. Il semblait que les composants chimiques de la koalacaïne provoquait chez l'Homme une réaction addictive très forte. La koalacaïne était une drogue. Et Ricky, leur nouvel associé, était prêt à tout pour en avoir à nouveau dès le premier test. Moïse et Jeremy décidèrent alors d'engager des gars pour commencer à dealer la koalacaïne dans les quartier de Marseille et se faire énormément de billets. Ricky traînait dans les rues tous les jours avec un peu de drogue sur lui. Il faisait en sorte d'attirer des curieux et de leur faire tester la koalacaïne. Et il suffisait d'une fois pour plonger. En trois semaines, Moïse et Jeremy réunirent une quinzaine d'hommes sous leurs ordres, drogués à la koalacaïne. Lorsque vinrent devant l'entrepôt où il produisait leur koalacaïne un groupe de 5 voitures d'où sortirent des hommes armés. Un homme en costume cravate sortit lentement d'une des voitures et marcha vers l'entrepôt où les hommes de Moïse et Jeremy s'étaient rassemblés. Le silence règnait et le seul son qui parvenait jusqu'aux oreilles de Moïse était celui de la semelle en acier trempé de l'homme en costume qui s'avancait hors du rang que formaient ce qui semblait être ses sbires.
Un pas.
Un pas.
Encore un pas.
Les deux pieds s'arrêtent. L'homme, dans un mouvement précis et nerveux, regarda sa montre et releva la tête vers les gars de l'entrepôt.
"Je veux voir le Chimiste et son associé."
Alors, Jeremy et Moïse sortirent du groupe que formait leurs sous-fifres et se dirigèrent vers l'homme en costume au milieu de l'entrepôt. A présent, les trois hommes se jaugeaient au milieu de la salle, trop loin de leurs hommes pour qu'ils puissent entendre de quoi ils parlaient. C'est l'homme en costume qui brisa le silence.
"Bonjour messieurs. Je ne viens pas à vous avec de mauvaises intentions. Voyez-vous... Je viens faire des affaires." dit-il alors que se dessinait un sourire sur son visage.
"Que voulez-vous ?" pressa Moïse.
"Oulà. Chaque chose en son temps mes amis. Tout d'abord les présentations. Tout le monde dans cette salle connaît le Chimiste, spécialiste de la pègre dans les sciences physiques et biochimiques, on dit qu'il excelle dans ces domaines, et qu'aucun cerveau ne lui arrive au talon dans toute la région Sud de la France." Jeremy soutenait le regard de l'autre, restant impassible. L'homme continua.
"Aucun sauf peut-être son tout nouvel associé... Monsieur... ?" Jeremy se pencha vers l'oreille de Moïse et lui chuchota qu'avec ce type de personnage il ne valait mieux pas révéler son identité.
"Moïsenberg."
"Moïsenberg. Parfait." Il marqua un silence. Puis plongea une de ses mains dans la poche intérieure de sa veste pour en sortir une cigarette qu'il alluma. Il prit une inspiration, emplit ses poumons de la fumée grisâtre que produisait le tabac, puis il souffla par le nez. 
"Vous avez piqué mon intérêt mes amis... Mais attendez, je ne me suis pas présenté : je suis le Marcotraficante. Je dirige le plus gros groupe de dealers de l'Est de Marseille jusqu'à Cannes et je viens à vous parce que des rumeurs ont couru jusqu'à moi que vous aviez produit une nouvelle drogue très intéressante." Il laissa une pause s'installer et, semblant en pleine réflexion, il fit quelques pas devant eux, la cigarette à la main. Puis il braqua son regard sur eux et , agitant sa main prise dans leur direction, il leur dit.
"J'ai un marché à vous proposer."
Le marché du Marcotraficante fut très intéressant au yeux du Chimiste et de Moïsenberg. Il s'occupait de vendre la koalacaïne dans sa région tandis que les deux associés le fournissaient : 50/50 et en plus, il accepta de leur donner quelques conseils sur la manière de diriger leur groupe. Et la machine était lancé. En quelques semaines, la koalacaïne eut envahi tout Marseille, la drogue avait un effet phénoménal et il était très difficile de se défaire de l'addiction qu'on pouvait éprouver. Mais ce n'est pas tout, grâce aux conseils du Marcotraficante, Moïse et Jeremy fondèrent leur cartel de drogue : El Pollo Loco. Plusieurs centaines d'hommes étaient sous leurs ordres, et très peu était sous l'influence de la koalacaïne. Ensemble, ils avaient pris contrôle de tout Marseille sauf la région Est qui était toujours dirigée par le Marcotraficante. El Pollo Loco avait été un tsunami sur le milieu de la drogue de Marseille, aucun autre groupe de dealers n'avaient pu survivre, et le cartel dominait la ville. Mais un jour.. Alors que Moïse marchait dans le bureau de l'entrepôt avec la fleur Lacaïn originelle dans la main, le Chimiste rentra dans la salle, revenant du sud de Marseille.
"Il faut voir plus loin." commença Moïse, semblant toujours dans ses pensées.
"Comment ça ?"
"Ca ne suffit pas." Moïse releva la tête et enchaîna.
"On a besoin de PLUS DE P-P-P-PUISSANCE." Les papiers sur la table s'envolèrent. Silence. Une des feuilles retomba sur le sol. Jeremy hocha la tête.
"Qu'est-ce que tu proposes ?"
"J'ai réfléchi. Il faut étendre notre influence. Notre problème c'est que notre clientèle se cantonne à certaines catégories sociales....  La petite racaille du tier-quar', mais aussi les étudiants qui ont envie de se tester, la jet-set de haut-rang que la loi peut pas atteindre ou les mecs désabusés piégés dans un job de seconde zone qui les bouffent de l'intérieur, type éboueur, caissier ou technicien de surface. Il faut qu'on vise plus haut. Qu'on essaie d'atteindre les sphères plus élevées dans la société. Celles qui suintent le pouvoir d'achat." affirma Moïsenberg.
"Hm. Je vois... T'as une idée ?"
"Oui. J'ai planché dessus aussi. Et ça va nous faire faire d'une pierre, deux coups."
"Explique."
"Les enfants. Si on arrive à faire arriver la koalacaïne aux petits écoliers, on réalise un coup de maître. Les effets de manque qu'ils ressentiront auront un impact certain sur leur santé, et quel sera l'unique moyen de pallier à ce manque sans payer une fortune en cures ?" Jeremy rigola devant l'idée.
"Machiavélique."
"Mais c'est pas tout. Si nos dealers font bien leur boulot, il y a des chances pour qu'ils arrivent à refiler de la K aux parents pour les faire tester. Et là, on a gagné. Parce que les enfants c'est quelque chose que toutes les couches de la société ont. Ah oui, et en bonus, on introduit d'avance l'addiction à la koalacaïne dans les générations suivantes."
"... Merde. C'est un plan de génie. Mais comment tu comptes faire passer de la K chez les petits ?"
"J'ai pensé à tout t'inquiètes ! La koalacaïne sous sa forme liquide n'a ni goût, ni odeur. Et en observant les camés du Sud de Marseille, j'ai remarqué qu'ils leurs arrivaient d'en injecter dans des aliments pour changer leur manière d'avoir leur fixe. On fait exactement la même chose. On achète des chinois en grande quantité."
"Pourquoi des chinois en particulier ?"
"Parce que les enfants connaissent pas. Et c'est putain de cheap cette merde. Donc on achète des chinois. On les fourre à la koalacaïne. On envoie nos dealers en distribuer devant les écoles primaires et le tour est joué."
"Tu penses que nos dealers vont réussir à rester devant les écoles comme ça ?"
"Mais ouais je te le dis. On se fait passer pour une vieille assoc' caritative qui distribue des chinois pour avoir de l'attention à la manière de ces filles qui pêchent le compliment sur les réseaux sociaux."
"... T'as passé combien de temps à préparer ce plan exactement ?"
"Peu importe. Envoie le signal. Il nous faut tout le cartel ici ce soir. Je veux que tout le monde prenne connaissance du plan, qu'il puisse être lancé le plus vite possible."dit-il en déposant la fleur sur la table.
Et ce soir là, Moïsenberg fit un grand discours devant l'ensemble du Pollo Loco. Il y développa l'ensemble de son plan. Une fois qu'il eut terminé, l'assemblée du cartel l'applaudit dans son ensemble. Ou presque. Moïsenberg, alors que son discours était terminé, avait senti une paire de mains qui ne l'applaudissait pas et, jetant son regard dans la foule, il trouva leur possesseur. Un homme aux courts cheveux châtains qui le regardaient droit dans les yeux, sans applaudir. Moïsenberg et lui avaient le regard fixé l'un sur l'autre. Alors que la foule commençait à se retirer, l'homme continua de soutenir son regard sans bouger. Moïsenberg, qui connaissait tous les membres du cartel par coeur, reconnut alors l'homme. Celui qu'il regardait droit dans les yeux portait le nom de Rémi. Moïsenberg trouva la situation étrange mais s'en alla tout de même avec le Chimiste.
"Parfait. La machine est lancée" dit ce dernier.
"Jeremy."
"Quoi ?"
"We need to cook." 
Les jours suivants, le cartel fut en agitation. Les membres travaillaient sans cesse pour l'accomplissement du plan dans les plus brefs délais. Les chinois furent achetés en masse. La synthèse et l'injection de la koalacaïne étaient réalisées à grande vitesse par Moïse et Jeremy. Et une semaine plus tard à peine. Moïsenberg organisait un autre meeting qui allait précéder le lancement de l'opération. Mais tout ne se passa pas comme prévu. Au moment où Moïse allait commencer la séparation des tâches par groupe, un homme cria qu'il ne laisserait pas la jeunesse corrompue. Puis de multiples poings pleins de révolte se levèrent dans la foule, dont un dans lequel il y avait un briquet. Le briquet fut lâché. Moïsenberg reconnut le visage. L'entrepôt prit feu. On avait jeté de l'essence partout pour piéger l'entrepôt. Le visage reconnu par Moïse se déforma sous l'émotion de la colère et hurla.
"C'EST FINI MOÏSE ! LA POLICE EST EN ROUTE ET ILS SAVENT QUI TU ES !"
A cette annonce Moïsenberg se retourna et pressa le pas dans les couloirs accompagné par le Chimiste.
"Il est temps pour moi Jeremy. Je dois disparaître, ils connaissent mon nom. La fleur originelle est à toi si tu la trouves avant qu'elle ne brûle." Ils arrivèrent à un carrefour de couloirs. Le Chimiste lui posa une main sur l'épaule et les deux hommes se regardèrent dans les yeux.
"C'est sûrement la dernière fois que nous nous voyons mon ami. Alors adieu. Et saches que ce fut un plaisir de travailler à tes côtés." dit Jeremy.
"Merci. Le plaisir était partagé. Adieu mon ami." Et ils coururent chacun de leurs côtés. Moïse abandonna son nom de peur que l'Etat français ne le retrouvent à cause de celui-ci. Il fuit la ville, quitta Marseille et changea d'identité. Et lorsqu'il passa les frontières de la France, il le fit sous le nom de Max le Voyageur. 
 
Avec rien d'autre qu'un chinois à la koalacaïne et son baluchon, il pris la mer Méditerrannée à bord d'un bateau à voile. Après plusieurs semaines à manger exclusivement du poisson (Parce que jamais il ne mangea son chinois), il arriva à Malte, une île mystérieuse. Là-bas il débarqua, le visage émacié et la barbe plus longue que la moustache de maître Shifu. Les autochtones le recueillirent comme un messager des dieux et l'amenèrent dans un temple garni de mets incroyables. Max, encore sous le choc, ne comprit pas ce qu'il se passait. Mais, au fur et à mesure que sa première journée sur Malte passait, il se rendait compte des avantages dont il pouvait bénéficier et décidait de jouer de plus en plus le jeu de l'envoyé des dieux. A la fin de la journée, il alla sur la place publique et clama un discours d'une éloquence sans pareille, les maltiens, habillés de leurs toges blanches, vinrent des recoins éloignés de l'île pour écouter le discours de Max dans lequel il assurait les habitants de l'île de ses origines divines et s'autoproclamait nouveau dirigeant de Malte. Il était le premier souverain de l'île. Quelques jours passèrent, le Voyageur passa son temps à explorer ses nouvelles terres. L'île était dominée par une montagne atteignant son pic vers le Nord-Est et, d'après les habitants se trouvait le Panthéon si l'on montait assez haut. Mais le monument n'était libre d'accès que pour les religieux de l'île. Autour de la montagne se trouvait des terres sauvages qui parfois étaient cultivées par les maltiens. La ville qui l'avait accueilli était la seule de Malte, elle se situait au Sud-Ouest de l'île. Il y avait au centre de celle-ci une place publique avec le temple qui était dédié à l'envoyé des dieux, pour lequel se faisait passer Max. Quelques artisans étaient installés autour de l'emplacement construit pour les annonces publiques et les décisions politiques. Cette place publique était la base de la cité qui s'était érigée dans sa circonférence avec des habitations un peu partout mais surtout au Nord, un quartier de marchands à l'Ouest de la ville doté d'une route qui partait vers le port au Sud-Ouest de l'île. Il y avait également un quartier d'artisans à l'Est où était placé des thermes, très appréciés de la population. Enfin au Sud de la ville se trouvait un colisée de lutte maltienne. Max, lorsqu'il n'explorait pas, passait le plus clair de son temps dans le colisée, pour apprendre la discipline. La lutte maltienne était l'art martial de l'île qui, contrairement à ce que suggère son nom, est centré sur la pratique du glaive en pierre taillée. L'art avait piqué la curiosité de Max qui avait passé énormément de temps dans les souterrains du colisée à pratiquer le glaive. Alors le Voyageur resta sur l'île, profitant des ressources exotiques de l'île et de la naïveté des habitants qui lui obéissaient au doigt et à l'oeil, pratiquant la lutte maltienne jusqu'à ce qu'il soit capable de monter sur le colisée. Jusqu'au jour où, après avoir enchaîné sept victoires en lutte maltienne et d'humeur belliqueuse, Max alla faire une annonce sur la place publique : Malte allait élargir son territoire pour avoir plus de ressources. Et il lui fallait une armée. Mais le peuple était peu réceptif à l'idée de la guerre. Alors Max lança un défi : Il serait au colisée tous les jours pendant une semaine. N'importe quel homme de Malte pouvait y monter pour le défier sur le sable de l'arène. Si le gagnant du duel était l'adversaire de Max, il avait le droit de choisir si oui ou non Malte partirait en guerre. Sinon, la décision du Voyageur serait celle appliquée au bout du compte. Mais Max était devenu un véritable prodige en luttle maltienne, en très peu de temps il avait maîtrisé totalement le glaive en pierre taillée de Malte et au fur et à mesure que les jours passaient, le Voyageur enchaînait les victoires et ce, alors que tous les jours plus d'une centaine de candidats venaient pour le défier, les derniers espérant plus le vaincre par la fatigue que par le talent. Mais aucun n'y arriva. Max les envoyait tous au tapis un par un sans hésiter, fatigue ou pas, tous succombaient sous les coups de son glaive. Et la semaine passa. Alors Max remonta sur l'estrade et annonca que personne n'avait réussi à le vaincre. Par conséquent, Malte irait en guerre. A cet instant, un vieil homme l'interrompit. Le vieil homme monta sur l'estrade publique face au Voyageur. Alors il parla dans une langue de l'Est avec des accents slaves très prononcés : 
"Вы хотите, чтобы увидеть мою порнографии?". 
 
Max qui ne comprit pas, hocha lentement la tête. Quand soudain. L'homme sortit un ordinateur. Lanca une vidéo. Des animaux. Avec des vêtements. Qui copulaient en accéléré. Sur de la musique Nightcore. Et l'homme se mit à se masturber allègrement devant le Voyageur. Max recula de dégoût et trébucha par terre. Mais ce que Max ne vit qu'après être tombé c'est qu'à présent que le vieil homme avait commencé à stimuler son sexe cornu, toute la foule qui était présente sur la place publique faisait de même. Max ne put le supporter plus longtemps. Il courut à en perdre haleine jusqu'au dehors de la ville et escalada la montagne jusqu'au Panthéon. Là, empli d'une colère sans limite, il prit le glaive en obsidienne des dieux guerriers et redescendit la montagne. Il revint à l'homme. Et lui trancha l'instrument sans autre forme de procès. C'est alors qu'un clameur d'insurgence gronda dans la foule. L'envoyé des dieux que Max représentait était supposé apporter la paix à l'île, pas vouloir étendre son territoire en faisant couler le sang. Mais ce n'est pas tout, l'homme dont il venait de sectionner le pénis était en réalité le Grand-Prêtre de Juçy, déesse de la zoophilie, de la masturbation en public et de la fertilité ; il était considéré comme une grande figure de la religion au sein de l'îles et les légendes antiques disaient que Juçy enverrait son fils, un homme au visage émacié et la barbe plus longue que la moustache de Maître Shifu, apporter paix, richesse et fertilité sur Malte. A ce moment, les habitants se rendirent compte de quelque chose : Max n'avait plus le visage émacié depuis qu'il s'était nourri correctement. Non non non. Plus de visage émacié. Et qui dit plus de visage émacié, dit plus de couverture. Les habitants le traitèrent de  FAUX PROPHÈTE et le poursuivirent avec des armes de fortune jusqu'aux rivages de l'île où était resté le navire de Max le Voyageur. Avec rien de plus qu'un glaive en obsidienne, son baluchon et son sempiternel chinois à la koalacaïne, Max sauta dans son bateau et mit les voiles. Enfin la voile. Il n'en avait qu'une. Une fois éloigné de Malte, il estima qu'il devait à nouveau changer de nom : Il prit celui de Gérard Lamdoefeu. 
 
Après quelques semaines de régime halal sans les légumes, les féculents et la viande halal (qu'avec du poisson en fait), il débarqua en Grèce où il vola un char à chevaux, échangea son glaive en obsidienne contre un glaive spartiate, et prit la route pour l'Allemagne qui était réputée pour être un des pays les plus riches d'Europe. Il ne s'arrêta d'avancer qu'une fois à Berlin. Là, Gérard prit une chambre d'hotel, une douche, se coiffa, se rasa et s'épila les sourcils. Puis il ressortit comme un berlinois lambda avec un glaive et un char à chevaux. Malheureusement, une patrouille de police passait par là et lui fit un contrôle d'identité. Ils demandèrent d'où il venait mais... Gérard ne le savait pas. Il savait juste qu'il avait vécu avec une famille de koalas au dos courbé. Ce fut ce qu'il leur dit. Grave erreur. Les policiers se mirent à crier "JUUUUDEN !" et à sortir leurs armes. Gérard ouvrit la paume de ses mains. There are no strings on me. Un des policiers brûla vif. Gérard se tourna vers un autre dont la manche prenait déjà feu quand le troisième homme de la patrouille se jeta sur lui et lui colla une étoile jaune sur le torse. Les flammes s'éteignirent. Gérard ne pouvait plus faire de feu. Les deux policiers restants le traînèrent dans une prison souterraine où était enfermé plein d'hommes et de femmes avec des étoiles jaunes sur le torse. La prison était faite de telle manière qu'il y avait une grande tour au milieu avec toutes les cellules en circonférence. On le jeta dans l'une d'elle où il y avait une co-détenue de sang allemand, une berlinoise. Il parla un peu avec elle. Il y avait un moyen de sortir. L'état organisait souvent des spectacles où les prisonniers se battaient dans la cour principale de la prison, tout autour de la tour, entre eux, contre des animaux ou contre l'UMSD, L'Unité Mystique de Supression des Détenus. La berlinoise ne voulut pas lui en dire plus. Gérard insista mais elle restait de marbré. Mais comme Gérard n'aimait pas le marbré, il lui proposa un morceau de chinois et cela fit son effet. Immédiatement en manque de koalacaïne, la berlinoise supplia Gérard pour un autre morceau. Il lui répondit qu'elle l'aurait si elle lui disait comment sortir, et qu'elle aurait le reste du chinois s'ils réussissaient à sortir de là. Elle lui révéla que la tour avait une faiblesse. La face Nord était fissuré. S'il avait ses pouvoirs il pourrait y ouvrir un trou et s'enfuir par l'ascenseur qui montait à la surface. Mais comment les récupérer... Il fallait enlever l'étoile. Gérard cogita et vécut pendant plusieurs mois dans la prison. Il participa à de nombreux combats qu'il gagnait haut la main. Les affrontements étaient cruels et il arrivait souvent qu'aucun des participants ne survivent. Gérard faisait l'exception, malgré ses pouvoirs disparus, après tout il pratiquait l'art du koalmaga depuis l'enfance. Il semblait que tous les participants étaient capables de faire surgir le feu mais ces étoiles jaunes qu'ils portaient tous, et qu'ils ne pouvaient toucher sans ressentir une intense douleur, les en empêchaient. Puis arriva ce jour. Gérard entrait à nouveau dans l'arène lorsqu'on envoyait face à lui un homme immense, d'au moins deux mètres. Le colosse le frappa de toutes ses forces et Gérard faillit ne pas s'en remettre. Un autre coup vint lui faucher les genoux. Il tomba à terre et feignit de ne plus pouvoir bouger. Son adversaire s'approcha pour lui asséner le coup mortel. Mais Gérard se releva en un éclair et se jeta au visage de son adversaire. Il lui planta ses pouces dans les yeux. Il appliqua une pression sans limite sur le crâne de son adversaire. L'homme poussa un râle de douleur. Gérard enserrait d'une force titanesque la tête de son adversaire et sentit son crâne se craqueler entre ses paumes alors qu'il mugit : ELIA MARTELL. Le crâne éclata entre ses mains. Il se releva, les mains ensanglantés et regarda la tour et le plafond en ouvrant les bras. ARE YOU NOT ENTERTAINED ?! Soudain, une voix robotique surgit de tous les côtés et annonça que quiconque réussissait à tuer Gérard serait libéré immédiatement. Et toutes les cellules s'ouvrirent. Des milliers de prisonniers se ruaient dans la cour avec un seul objectif : la mort de Gérard Lamdoefeu. Sauf une, la berlinoise. Qui avait encore l'espoir d'avoir du chinois. Les détenus poursuivaient Gérard qui lui continuait de survivre en supprimant sans hésiter tous les prisonniers qui s'approchaient de lui. Chose étonnante, la berlinoise l'aidait et ôtait la vie des prisonniers qui s'approchait de Gérard sans une once de pitié. Alors que l'affrontement continuait. Un lourd son mécanique retentit et à la base de la tour s'ouvrirent deux portes automatiques d'où sortirent une dizaine de personnes avec une tenue dotée de kevlar sur lequel on voyait un insigne : UMSD. La panique gagna la foule des détenus lorsque ces gens, impitoyables, se jetèrent parmis eux. Les os se brisaient sans être touchés, les corps étaient tranchés sous l'action d'une force mystérieuse, les visages déformés par la terreur éclataient en un instant. L'UMSD avait apporté un chaos encore plus grand dans la cour. Pendant ce temps, au milieu d'une foule en panique et de cadavres mutilés, Gérard retrouva le corps de l'homme qu'il avait tué en premier. Sa maman lui avait toujours dit qu'il ne manquait pas de mordant. Alors il planta sa mâchoire dans le bras de l'homme mort et le déchira petit à petit. A chaque morsure, il emplissait sa bouche de sang qu'il recrachait la seconde d'après. Puis il enfoncait sauvagement ses canines dans la chair humaine à nouveau. Il ne réfléchissait plus. Il devait sortir. Très vite, il arriva à l'os qu'il rompit sans hésiter. Alors il prit le bras arraché de l'homme, il enveloppa la main de l'homme dans la sienne et utilisa les doigt du mort pour retirer l'étoile jaune. Lorsqu'elle fut enlevée, il se tourna vers la tour immédiatement. Il alla vers la face Nord et ouvrit la paume de ses mains. I feel so much pain... So much ANGER.Les flammes s'engouffrèrent dans la fissure du mur de la tour et ouvrirent un trou béant devant Gérard. L'ascenseur était devant lui. Il se retourna. La berlinoise était entrain de se battre avec d'autres détenus quand leurs regards se croisèrent. Le visage de Gérard semblait dire : "Je t'aurais bien emmené..." Puis Gérard fit un clin d'oeil et haussa des épaules. "... Maaaaaaiiiiiis j'ai pas envie.". Il se précipita dans l'ascenseur et commença son ascension vers la surface. Lorsqu'il fut à une certaine hauteur dans la tour, il regarda dans l'arène une dernière fois. Il vit le corps de la berlinoise, le crâne éclaté. Sur son corps était inscrit un "C" dans la chair calcinée. Devant ce cadavre se tenait une jeune femme blonde de l'UMSD, elle leva les yeux vers l'ascenseur comme si elle avait senti que Gérard la regardait. Les yeux de cette femme à ce moment précis donnèrent à Gérard des frissons.
 
Il sortit de la tour et arriva dans les rues de Berlin. Alors, il alla prendre son char et reprit la route. Il traversa l'Allemagne et arriva aux frontières de la France. Il voyagea dans le pays jusqu'à la capitale : Paris. Mais avant d'y entrer. Il lui fallait trouver à nouveau un nom, les allemands ne devait pas pouvoir le retrouver. Il choisit cette fois-ci de prendre un nom composé. Il repensa à ses aventures récentes... Alors il décida de prendre en première partie un prénom commençant par "C" en l'honneur de cette dernière scène qu'il avait vu dans l'arène. Et en deuxième partie... Il repensa à son dernier combat officiel dans l'arène. A ce qu'il avait hurlé : "ELIA MARTELL" avant de donner la mort à son adversaire. C'est ça ! Il avait trouvé ! Un prénom en deux parties ! Le premier en "C" serait Charles ! Et le second, inspiré de son rugissement de colère, serait Elie ! Il s'appelerait Charles-Elie.
 
 
 
 
La suite appartient à l'Histoire...
 
 
 
- William Anweladwy

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